Le loir mange dans une maison tout ce qu’il trouve de sucré, de gras et d’énergétique. Ce petit rongeur nocturne s’adapte facilement à ce qui est accessible, et ses intrusions peuvent passer inaperçues pendant plusieurs semaines.
Voici ce que vous devez savoir pour comprendre et gérer sa présence :
- Il sort surtout la nuit, quand tout est calme
- Il s’attaque aux fruits, graines, céréales, biscuits et croquettes
- Il laisse des traces précises que vous pouvez identifier
- Il est protégé par la loi : aucune solution létale n’est autorisée
- Des mesures simples suffisent souvent à l’éloigner durablement
Voici tout ce qu’il faut savoir pour agir efficacement, sans nuire à cet animal fascinant.
Que mange un loir dans une maison ?
Le loir est un opportuniste alimentaire remarquable. Dans une habitation, il consomme tout aliment accessible, facile à grignoter et riche en énergie. Il ne cherche pas un menu précis. Il mange ce qu’il trouve, là où il le trouve.
Son régime en intérieur repose sur trois grandes catégories :
- Les aliments sucrés : fruits, confiture, biscuits, chocolat
- Les aliments gras et riches : noix, noisettes, amandes, graines oléagineuses
- Les aliments faciles d’accès : miettes, restes, sachets ouverts, céréales mal rangées
Il peut aussi s’intéresser aux croquettes pour chats ou chiens laissées dehors la nuit, ainsi qu’aux graines pour oiseaux stockées en vrac.
Les aliments que le loir préfère dans une habitation
Parmi tous les aliments disponibles, certains l’attirent bien davantage que d’autres. Voici un tableau comparatif utile pour cibler vos mesures de protection :
| Aliment | Niveau d’attraction | Raison principale |
|---|---|---|
| Noisettes, noix, amandes | ⭐⭐⭐⭐⭐ | Haute densité énergétique |
| Fruits frais ou secs | ⭐⭐⭐⭐⭐ | Sucres rapides, odeurs fortes |
| Chocolat, biscuits | ⭐⭐⭐⭐ | Gras + sucre combinés |
| Céréales, pain | ⭐⭐⭐ | Glucides facilement accessibles |
| Croquettes animaux | ⭐⭐⭐ | Odeur forte, protéines |
| Graines pour oiseaux | ⭐⭐⭐ | Graines oléagineuses attrayantes |
| Restes de repas | ⭐⭐ | Variable selon le contenu |
Il privilégie toujours ce qui lui demande le moins d’effort pour le maximum d’énergie.
Ce qu’il grignote le plus souvent dans la cuisine, les placards et le grenier
Le loir explore méthodiquement les zones de stockage. Dans la cuisine, il cible les plans de travail avec des fruits oubliés, les corbeilles à pain ouvertes et les placards mal fermés. Dans le garde-manger, il s’attaque aux sachets de céréales, aux paquets de fruits secs et aux bocaux dont le couvercle n’est pas hermétique.
Dans les combles et greniers, il peut trouver :
- Des réserves de fruits de saison (pommes, poires stockées pour l’hiver)
- Des graines ou bulbes mis de côté
- Des aliments pour animaux en sac ouvert
- Des provisions oubliées dans des cartons
Il se déplace en hauteur facilement, grâce à ses pattes préhensiles. Ne sous-estimez jamais ce qu’il peut atteindre.
Les signes qui montrent qu’un loir se nourrit chez vous
Repérer sa présence tôt vous évitera des dégâts importants. Voici les indices les plus fiables :
- Bruits nocturnes : grattements, courses ou couinements entre 22 h et 4 h du matin
- Fruits rongés avec des marques de dents caractéristiques (incisives fines)
- Noyaux ou coques abandonnés à des endroits inattendus
- Emballages troués sur des paquets de céréales ou de biscuits
- Crottes allongées de 8 à 12 mm, souvent regroupées près des sources de nourriture
- Mauvaise odeur localisée dans une zone de stockage ou sous les combles
- Nourriture disparue ou éparpillée sans explication
Si vous identifiez au moins 3 de ces signes, il est très probable qu’un loir se nourrit régulièrement chez vous.
Pourquoi le loir est attiré par certaines réserves alimentaires
Le loir prépare son hibernation entre octobre et avril. Avant cette période, il augmente significativement ses prises alimentaires pour constituer des réserves de graisse. Il peut doubler son poids corporel en quelques semaines.
Cela explique pourquoi les intrusions sont plus fréquentes entre août et octobre. Durant cette phase, il est attiré par tout ce qui lui offre :
- Une forte densité calorique
- Un accès rapide sans effort
- Une odeur perceptible à distance
Une maison chaude, calme et bien approvisionnée représente pour lui un endroit idéal. Il peut y rester plusieurs semaines si rien ne l’en dissuade.
Une erreur courante à éviter : croire qu’il ne touche qu’aux fruits
Beaucoup de propriétaires rangent soigneusement les fruits… et oublient le reste. C’est une erreur fréquente. Le loir est bien plus généraliste qu’on ne le croit.
Il peut grignoter du chocolat, du pain, des biscuits apéritifs, des céréales pour enfants, de la confiture directement dans le pot, et même les croquettes du chat posées dans l’entrée. Il s’intéresse aussi aux graines pour oiseaux entreposées dans le garage ou le cellier.
À retenir : une seule source de nourriture oubliée suffit à le faire revenir, même après un grand nettoyage.
Que mange un loir dans la nature et pourquoi cela change tout
Dans son milieu naturel — forêts, haies, jardins boisés — le loir consomme principalement :
- Des fruits sauvages (baies, prunelles, cenelles)
- Des noix, noisettes, glands et faines
- Des bourgeons et jeunes pousses au printemps
- Des insectes et larves occasionnellement
Ce régime naturel explique sa forte attirance pour les fruits stockés et les oléagineux en intérieur. Quand il entre dans une maison, il y retrouve une version concentrée de ce qu’il cherche dehors. C’est pourquoi supprimer les sources alimentaires est la première mesure à prendre.
Comment empêcher un loir de manger dans la maison
La prévention alimentaire reste la solution la plus efficace. Voici les actions prioritaires :
| Action | Fréquence recommandée | Efficacité |
|---|---|---|
| Ranger les fruits dans des boîtes fermées | Quotidienne | Très haute |
| Stocker céréales et graines en bocaux hermétiques | Dès maintenant | Très haute |
| Nettoyer les miettes et restes de repas | Après chaque repas | Haute |
| Rentrer les croquettes des animaux la nuit | Chaque soir | Haute |
| Vider les déchets organiques régulièrement | Tous les 2 jours | Moyenne à haute |
| Vérifier les placards et réserves | Hebdomadaire | Moyenne |
À ces mesures alimentaires, ajoutez une inspection des points d’entrée : bouchage des fissures, pose de grillages à mailles fines (< 15 mm) sur les aérations, et taille des branches proches des murs.
Les solutions discrètes pour le faire partir sans le blesser
Le loir (Glis glis) est une espèce protégée en France depuis l’arrêté du 23 avril 2007. Il est interdit de le tuer, le piéger de façon définitive ou le détruire sans autorisation préfectorale. Voici les solutions légales et respectueuses :
- Répulsifs olfactifs : menthe poivrée, vinaigre blanc, romarin, lavande disposés près de ses passages
- Ultrasons : appareils à haute fréquence (> 20 000 Hz) à placer dans les zones d’activité
- Lumière nocturne : une ampoule allumée en permanence dans les combles perturbe ses habitudes
- Piège vivant : cage sans blessure, à vérifier toutes les 12 heures pour limiter le stress de l’animal. Relâchez-le à plus de 5 km de votre habitation, en milieu naturel.
Ces solutions donnent de bons résultats lorsqu’elles sont combinées avec la suppression des sources de nourriture.
Quand faut-il faire appel à un professionnel ?
Certaines situations dépassent les solutions domestiques. Consultez un professionnel de la gestion faunique si :
- Plusieurs loirs semblent présents simultanément
- Les dégâts touchent l’isolation, les câbles électriques ou la charpente
- Les intrusions reprennent malgré toutes vos mesures préventives
- Vous détectez des crottes en grande quantité dans les combles
Un professionnel agréé pourra évaluer l’ampleur de l’infestation, identifier tous les points d’entrée et mettre en place une solution durable, toujours dans le respect de la législation en vigueur.
À retenir
- Le loir mange surtout des aliments sucrés, gras et énergétiques : fruits, noix, céréales, biscuits, croquettes
- Il est particulièrement actif entre août et octobre, avant son hibernation
- Les signes de sa présence incluent bruits nocturnes, emballages troués et crottes allongées de 8 à 12 mm
- Supprimer toute nourriture accessible est la première mesure à prendre
- Il est protégé par la loi : seules les solutions non létales sont autorisées sans dérogation préfectorale




